31 août 2017

BARBE BLEUE - AMÉLIE NOTHOMB

« L'inventeur du champagne rosé a réussi le contraire de la quête des alchimistes: il a transformé l'or en grenadine. »


Titre : Barbe Bleue

Auteur : Amélie Nothomb

Édition : Albin Michel, Le Livre de Poche

Pages : 170 (broché), 128 (poche)

Prix : 16,50€ (broché), 5,90€ (poche)


Résumé :

« La colocataire est la femme idéale. »





Mon avis :

Je n'attendais pas spécialement grand chose de ce roman, mais j'ai tout de même été vraiment déçue …

D'emblée Amélie Nothomb nous plonge dans un univers particulier et assez dérangeant, comme ceux qu'on lui connaît bien :
Dans une riche maison de Paris vit un homme qui ne sort jamais de chez lui et qui recherche une colocataire. Saturnine se présente à l'entretien pour obtenir la place et découvre que cet homme a déjà eu avant de nombreuses colocataires, qui ont toutes disparues. Malgré cette révélation inquiétante, Saturnine décide tout de même de tenter sa chance pour obtenir une chambre dans cette mystérieuse maison. Petite précision : rien de ce que je viens de dire n'est un spoiler puisque qu'on découvre cela à la première page du roman.
Dès le début, l'auteur pose donc les bases de son histoire et de son univers. Mais, le problème (dès le départ), vient de Saturnine : elle est au courant de tout, mais persiste à vouloir rester chez cet homme qu'elle méprise, pour l'unique raison qu'il lui permet d'accéder au luxe (et cela pour un loyer ridicule). Saturnine est un personnage antipathique, et ses motivations ne la rendent qu'encore plus agaçante et superficielle. C'est un personnage qui n'est pas crédible. Personne n'agirait tel qu'elle le fait. Alors qu'elle méprise son colocataire, elle continue de le fréquenter régulièrement, et cela malgré les soupçons qui pèsent à son égard …
Va survenir alors un événement qui arrive du jour au lendemain, et qui fait basculer la tournure de leur relation. Cette évolution des sentiments de Saturnine, est beaucoup trop soudaine, et incohérente avec les pensées du personnage.
Vous l'aurez compris, Saturnine est un personnage qui n'est ni intéressant, ni agréable, ni crédible.

L'histoire en elle-même est comme je le disais, elle aussi, peu crédible du fait de l'évolution brutale et insensée des sentiments de Saturnine, qui ne manifeste d'ailleurs aucune curiosité vis à vis des anciennes colocataires disparues. En somme, l'histoire ne s'oriente non pas sur le mystère de ces disparitions, mais sur la relation et les échanges entre Saturnine et son colocataire.
Ces échanges sont d'ailleurs essentiellement concentrés sur le champagne (qui occupe une grande part du livre). Les personnages sont obsédés par le champagne et passent leur temps à en boire. Cette obsession du champagne est absurde et assez agaçante, d'autant qu'elle ne sert pas l'histoire. Néanmoins, on retrouve bien ici la particularité des romans d'Amélie Nothomb qui ont tous un côté déjanté.
La fin du roman, quant à elle, est brutale, vraiment dérangeante et assez morbide. Mais je ne peux en dire plus.

Ce roman se lit très rapidement, en une ou deux heures ! Amélie Nothomb a toujours une écriture fluide, belle et naturelle. On prend plaisir à lire son livre qui est très bien écrit et dont les tournures de phrases sont simples et agréables. Dommage que le reste ne suive pas …


Réécrire le conte de "Barbe bleue" avait pour moi du potentiel. Et qui mieux que Amélie Nothomb pour créer quelque chose de sombre, dérangeant et mystérieux, comme elle avait pu le faire avec son roman Mercure ?
Mais, j'ai été profondément déçue … J'ai le sentiment que l'auteur est tombée dans la facilité, avec un personnage incohérent, inintéressant et antipathique, une histoire qui passe au second plan, et beaucoup trop de passages consacrés au champagne !
Barbe bleue se lit néanmoins très agréablement grâce à la belle plume de l'auteur. Dommage qu'elle ait choisi de traiter cette histoire de cette manière. Bien sûr, on pourra toujours dire qu'il faut justement envisager cette histoire comme un conte (comme l'original), mais je suis désolée, pour moi ça ne passe pas, c'est trop facile !


UN ROMAN DÉCEVANT QUI TOMBE DANS LA FACILITÉ 
 

18 août 2017

DES LIVRES A LIRE POUR LES COURS #2

Je vous retrouve aujourd'hui pour un second article « Des livres pour les cours ». Je sais, les vacances ont commencé depuis longtemps, mais que voulez vous … même si cet article a beaucoup de retard, mieux vaut tard que jamais !
Dans le premier article je vous parlais des trois premières lectures que j'ai lues pour les cours, eh bien aujourd'hui, je vais vous présenter les neuf autres ! Ce n'est pas du tout équilibré comme vous pouvez le constater, mais à cause de cet incommensurable retard, j'ai préféré tout regrouper dans un seul article plutôt que d'en écrire deux, car cela aurait impliqué encore du retard (je me connais !).
Bon, trêve de bavardages. 









Cette année dans le cadre de mes cours de français, j'ai donc lu Dom Juan. J'étais ravie de pouvoir découvrir ce classique de Molière, mais j'ai été véritablement déçue … Comme vous le savez sans doute, cette pièce de théâtre raconte l'histoire de Dom Juan, un libertin qui s'amuse à séduire de nombreuses femmes. 
 
La pièce s'est révélée très étrange, avec des éléments surnaturels qui ne cadraient pas avec le ton adopté. L'histoire était loin de mes attentes. Je m'attendais à lire une pièce qui tournerait véritablement autour des conquêtes de Don Juan, alors que celle-ci s'oriente finalement du côté de la religion.
Il est assez difficile de réellement expliquer ce que je ressens sans vous révéler la fin de la pièce (qui m'a d'ailleurs vraiment étonnée, mais pas dans le bon sens du terme, puisque je l'ai trouvée grotesque ...).
Cette importance de la religion dans la pièce est néanmoins un point que j'ai trouvé intéressant, car on peut alors observer toute la modernité des pensées de Don Juan (pour l'époque). Dans l'édition que je lisais, on pouvait d'ailleurs lire les passages qui ont été censurés lors des représentations ! Ainsi, pour moi, l'intérêt de cette pièce réside donc dans la modernité des propos tenus, quand on les remet dans le contexte de l'époque.




Cette année, j'ai également lu Robinson Crusoé de Daniel Defoe. Je ne vous cache pas que je m'attendais à lire un roman véritablement assommant. Et pour une fois, j'ai eu une bonne surprise.
Robinson Crusoé raconte donc la vie d'un marin qui après avoir voyagé en Amérique du Sud et vécu quelques drôles de mésaventures, va faire naufrage sur une île déserte
 
Malgré quelques longueurs, ce roman écrit sous la forme d'un journal est agréable à lire, j'ai vraiment apprécié ma lecture. Tout d'abord, j'ai découvert une partie de la vie de Robinson que je ne connaissais pas : le naufrage n'intervient pas tout de suite dans le roman, et il se passe avant beaucoup de choses peu connue. De même je ne connaissais pas réellement la fin du roman qui m'a agréablement surprise.
C'est aussi un ouvrage très intéressant quand on le remet dans le contexte de l'époque. En effet, on y observe la relation que tisse Robinson avec Vendredi, sa certitude de supériorité, et ses pensées vis à vis des autres cultures. On découvre ainsi de façon immersive les pensées et convictions effrayantes européennes du XVIIIème siècle. Robinson Crusoé est donc une lecture très instructive, si l'on arrive à prendre suffisamment de recul pour replacer l'ouvrage dans son époque.





Toujours dans le cadre d'une séquence sur les réécritures, j'ai également lu cette année La Machine Infernale de Cocteau.
C'est une pièce de théâtre qui reprend le mythe d'Oedipe, de son arrivée à Thèbes, jusqu’à sa déchéance. 
 
L'histoire est très prenante et passionnante ! C'est une pièce de théâtre que l'on dévore littéralement (on en oublierait presque que ce n'est pas un roman). En la lisant j'avais du mal à m'arrêter même si je connaissais déjà la fin !
C'est aussi une pièce très moderne, que ce soit dans le style d'écriture que dans l'histoire en elle-même. L'auteur reprend en effet les éléments et personnages du mythe qu'il modernise, pour un résultat très réussi ! 
En somme, j'ai adoré cette lecture ! 







Après La Machine Infernale, j'ai donc enchaîné avec Oedipe Roi de Sophocle (la pièce qui a inspiré Cocteau). Et cette fois, on change complètement de registre pour se plonger dans une pièce de théâtre antique.
Oedipe Roi raconte également l'histoire d'Oedipe mais en se focalisant uniquement sur la fin de son règne. C'est donc une version différente du mythe. 
 
Cette pièce est avant tout une véritable enquête. D'abord enquête policière, elle évolue pour devenir une enquête sur l'identité d'Oedipe. Cette évolution et les recherches entreprises sont intéressantes à suivre, mais je n'ai pas été happée par l'histoire. En effet, c'est une pièce de théâtre assez difficile à lire, du fait de la tournure compliquée des phrases et de la présence inhabituelle d'un « chœur antique ». Néanmoins, la plume de Sophocle, très lyrique, est tout de même très belle.










J'ai ensuite également dû lire Gargantua de Rabelais. Ce roman raconte la vie de Gargantua, un géant qui va prendre part à la guerre contre un certain Picrochole. 

Autant vous dire de suite que cette lecture a été très laborieuse. Je me suis forcée à lire ce roman rapidement (pour en être débarrassée plus vite …). En effet, le style de l'auteur est difficile et n'est pas du tout actuel (ce qui est normal pour une œuvre du 16ème siècle me direz-vous). De plus, le début du roman est plutôt particulier avec un humour scatologique très marqué (qui s'efface un peu néanmoins par la suite). Rabelais nous gâte de longues descriptions sur les jeux, les habits, l'alimentation, etc, de Gargantua, ce qui n'est pas toujours très passionnant. Pour être claire, je n'ai pas aimé.
Si je n'aurais pas étudié ce livre en classe, je crois bien que j'aurais très vite oublié beaucoup d'éléments de l'histoire. Et c'est aussi justement le fait de l'avoir étudié qui m'a fait comprendre l’intérêt de cette œuvre ! La séquence sur ce roman s'est révélée passionnante et m'a fait découvrir la portée des propos de Rabelais ainsi que ses idées humanistes.
Petit plus : l'édition dans laquelle j'ai lu Gargantua comportait à la fois le texte en vieux français sur une page et la traduction sur une autre, ce que j'ai adoré, puisque cela permet de découvrir notre langue telle qu'elle était à cette époque (et croyez-moi c'est parfois à peine compréhensible) !






J'ai aussi lu cette année, Discours de la servitude volontaire de La Boétie, un court ouvrage du 16ème siècle. L'auteur y exprime ses idées et son point de vue sur l'asservissement volontaire des hommes aux tyrans (ou à toute forme d’autorité supérieure). 
 
La réflexion qu'il mène est intéressante et extrêmement d'actualité. Quand on voit les propos qui sont tenus, on a du mal à croire que ce texte a été écrit en 1576 (qui plus est, par un auteur de 18 ans). C'est vraiment moderne !
Mais, bien que ce soit un texte très court, j'ai été longue à le lire. En effet, j'avais du mal à suivre car on lit le cours des pensées de La Boétie , qui passe souvent du « coq à l'âne ». De plus, pour appuyer ses idées, il utilise beaucoup d'exemples : de peuples et de rois divers, qui ont eu tendance à me perdre dans ma lecture, pour que finalement, j'ai le sentiment d'avoir oublié ce qui avait été dit … Heureusement, le fait de l'étudier m'a tout remémoré et m'a permis de mieux saisir les idées de l'auteur.








Je me suis cette année, aussi attaquée à 1984 de George Orwell, un classique de la littérature. J'avais déjà lu Le Meilleur des Mondes, j'avais donc hâte de voir ce que me réservait son « alter ego ». 1984 nous conte l'histoire de Winston un homme qui vit dans le Londres de 1984. Son monde est régit par Big Brother, qui voit tout et sait tout … ainsi, le seul endroit dans ce monde où vous êtes libres, c'est dans votre esprit.
 
En refermant ce roman, on se demande ce que l'on vient de lire. On ne ressort pas indemne de cette lecture ! D’emblée Orwell nous plonge dans un univers noir, effroyable et sans espoir. En compagnie de Wintson qui a conscience de l'horreur du monde dans lequel il vit, nous découvrons peu à peu toutes les facettes de cette société.
A travers cette histoire Orwell mène une réflexion passionnante sur le totalitarisme qu'il pousse à l'extrême. C'est effrayant !
La troisième partie du roman a été une sacrée claque, et parfois tellement dure à lire que je devais m'arrêter et faire des pauses pour souffler !
Et la fin … à l'image du roman, c'est une fin qui vous glace !
C'est donc une lecture forte et poignante. Pour moi Orwell réussit son pari en nous plongeant au plus profond de l'effroi, dans un univers et une histoire sans pareil.





On arrive presque au bout, je vous le promet !
J'ai aussi lu cette année, L'étrange cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde, de Stevenson.
J'ai eu du mal à me lancer dans ce roman, mais une fois dedans je l'ai lu très rapidement. Stevenson nous plonge ici dans une mystérieuse histoire, racontée du point de vue d'un notaire, qui va enquêter sur son ami le Docteur Jekyll et son lien avec un mystérieux individu du nom de Hyde. 
 
Cette lecture n'est ni excellente, ni mauvaise. En effet, je n'ai pas spécialement adoré, mais je n'ai pas non plus passé un mauvais moment. La plume de Stevenson est assez difficile à lire, mais l'on s'y fait assez rapidement, et ce court roman ce lit finalement plutôt facilement.
L'enquête en-soi n'est pas passionnante, car cette histoire est tellement connue, que l'on sait déjà la fin … (dommage !). Il n'y a donc pas de surprise ! Néanmoins, cette ambiance sinistre, dans le Londres du XIXème siècle, que nous dépeint Stevenson, est très particulière et fait sortir ce roman de l'ordinaire.









Enfin, j'ai lu le recueil de poésie Les Cahiers de Douai de Arthur Rimbaud.
Les poèmes de Rimbaud n'étaient pas les poèmes qui me touchaient le plus, et je n'en connaissais pas tant que ça, avant cette lecture. 
Les avoir étudiés m'a vraiment fait découvrir le personnage de Rimbaud. J'ai pu découvrir l'adolescent fantaisiste et révolté à travers ses poèmes et je crois bien être totalement en admiration devant lui maintenant ! Sa poésie est moderne, provocante, dure, belle, étonnante et audacieuse !
Si je ne trouvais pas les poèmes de Rimbaud spécialement magnifiques à ma première lecture de ce recueil, après les avoir étudiés, j'ai pu comprendre tout leur génie

 

25 juillet 2017

PETIT FLORILÈGE DE CITATIONS


Aujourd'hui je vous retrouve pour un tout nouvel article, différent de d'habitude. 
Parce que la littérature c'est aussi les mots, j'ai décidé de vous concocter un petit "patchwork" de citations. J'ai choisi des citations que j'apprécie, que ce soit grâce à leur sens, leurs sonorités, ou bien grâce aux deux à la fois. Vous remarquerez que beaucoup de citations sont issues des mêmes œuvres (aussi bien des romans, que des poèmes ou des pièces de théâtre,  car la littérature regroupe tous ces genres), mais que voulez vous, je n'y peux rien si certains livres regorgent de citations que j'adore (que je n'ai pas toutes mises dans cet article bien entendu !)
  



Et vous, quelles sont vous citations favorites ? 


23 juillet 2017

LA COULEUR DES SENTIMENTS - KATHRYN STOCKETT

« J'ai envie de crier assez fort pour que Baby Girl m'entende, de crier que sale, c'est pas une couleur, que les maladies, c'est pas les Noirs. Je voudrais empêcher que le moment arrive - comme il arrive dans la vie de tout enfant blanc - où elle va se mettre à penser que les Noirs sont moins bien que les Blancs. »


Titre : La couleur des sentiments

Auteur : Kathryn Stockett

Édition : Babel

Pages : 609

Prix : 9,70€

Résumé :

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

Mon avis :

Je voulais absolument lire ce roman depuis un bon moment maintenant ! En effet partout on en entend énormément de bien. Cependant, pour mes cours d'anglais, j'ai été obligée de regarder le film alors que je n'avais toujours pas commencé le roman… (ce qui m'a beaucoup contrariée, je ne vous le cache pas !). J'ai donc attendu un peu avant de finalement me plonger dans le livre, pour essayer d'oublier (un peu) certains éléments de l'histoire.
Vous l'aurez compris, en commençant cette lecture je ne me suis pas plongée dans l'inconnu puisque j'avais déjà en tête les personnages, les éléments principaux de l'histoire et l'univers dans lequel tout se déroule.

Dans ce roman, on va suivre trois personnages principaux, qui ont tour à tour des chapitres vus de leur point de vue.
On va donc tout d'abord suivre le personnage d'Aibileen, une femme noire d'un certain âge, au service d'une famille blanche : Aibileen est bonne depuis toujours et elle s'est occupée de nombreux enfants blancs. Aibileen est un personnage attachant au possible : c'est une femme tendre, courageuse, intelligente. Elle a vécu des événements dramatiques et mène une vie peu simple, comme toutes les autres bonnes de Jackson, Mississipi. Malgré cela, elle fait son possible pour améliorer l'existence de Mae Mobley la petite fille dont elle a la charge. Aibileen raconte son histoire dans les chapitres qui lui sont consacrés avec douceur, simplicité, humour et justesse. C'est un personnage beau qui semble tellement réel.
On va également suivre le personnage de Minny. Minny est la meilleure amie de Aibileen et est elle aussi employée comme bonne. Minny est personnage avec un caractère fort : elle n'a pas la langue dans sa poche et dit franchement ce qu'elle pense (quitte à s'attirer de sérieux ennuis). Tout comme Aibileen, elle n'a pas la vie simple. C'est ainsi un personnage drôle, attachant et « contrasté » ce qui la rend d'autant plus humaine.
Enfin le dernier personnage dont on va avoir le point de vue est Miss Skeeter, une jeune femme blanche. Miss Skeeter est un personnage doux, sympathique et intéressant car tout au long du roman on va pouvoir observer son évolution et sa métamorphose. En effet, Miss Skeeter est différente des autres blanches ; elle veut faire changer les choses ...
Ces trois personnages sont tous différents mais tous attachants et terriblement humains.
Bien entendu, on va rencontrer dans ce roman d'autres personnages, notamment les femmes blanches qui emploient les bonnes. Elles sont elles aussi toutes différentes, et difficiles à oublier ... chacune à leur manière.

Dans ce roman, on va donc suivre Skeeter qui va un jour décider d'écrire un livre regroupant les témoignages de femmes noires employées comme bonnes chez des blanches. Elle va ainsi faire appel à Aibileen.
Cette histoire, pourtant simple, est bouleversante. En effet, elle se déroule dans une époque proche ; les années 60 aux États-Unis, mais qui est pourtant très différente de la notre puisque la ségrégation y est encore présente. C'est une histoire qui nous plonge donc dans le quotidien de plusieurs familles nous faisant ainsi découvrir de façon immersive la ségrégation.
C'est aussi un roman sur les relations humaines. On voit des personnages se lier, se séparer. On découvre ce qu'il y a de beau et de laid, en l'homme, en l'humanité. L'auteur réussit à merveille à retranscrire les sentiments des personnages et l’ambiguïté des relations entre bonnes et employeuses, entre amour et haine.
Cette histoire est belle, touchante, émouvante et importante. Elle nous rappelle quelle était la réalité il y a seulement quelques décennies dans un pays pas si différent du notre. Et elle nous montre que l'on peut tous lutter, à notre échelle.

La plume de l'auteur est simple, originale et agréable. Selon le point de vue, elle réussit à changer son style. Ainsi elle parvient à nous immerger dans les pensées et la vie de Skeeter, Minny et Aibileen. Elle glisse dans son écriture des formes d'oralité qui permettent de retranscrire la façon de parler des personnages et leur milieu : c'est à la fois simple et beau.

On vit cette histoire avec les personnages que l'on ne veut plus quitter. L'auteur nous en apprend beaucoup, nous fait rire, presque pleurer, nous émeut, nous horrifie. En somme, cette histoire nous fait vibrer tant elle est belle, réelle et effroyable.
C'est donc un roman poignant qui vous marquera autant par son histoire que par ses personnages.


COUP DE CŒUR !

7 juillet 2017

PHOBOS, T.1 - VICTOR DIXEN

« Le silence ne ment pas, il est plus pur et plus vrai que la plupart des paroles » 
 

Titre : Phobos (tome 1)

Auteur : Victor Dixen

Édition : Robert Laffont (collection R)

Pages : 433

Prix : 17,90€

Résumé :

Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.


Mon avis :

J'ai lu ce roman il y a un moment maintenant, mais je n'avais toujours pas écrit de critique à son sujet. J'ai retardé le moment de la rédiger, car j'ai eu besoin de prendre beaucoup de recul pour parvenir à formuler un avis constructif.
Phobos est un roman que je voulais lire depuis longtemps : en effet, partout on entend énormément d'avis positifs à son sujet. Mes attentes étaient donc énormes. J'ai placé la barre trop haute et espéré beaucoup, et mon avis en a un peu souffert.

Nous suivons dans ce roman Léonor. C'est un personnage que j'ai apprécié : elle a un caractère fort et une passion pour le dessin dans laquelle je me suis retrouvée. Cependant, certaines de ses réactions et son comportement mon parfois profondément agacés. Je ne peux cependant pas vous en dire plus au risque de vous spoiler certains éléments de l'histoire.
Les prétendants et prétendantes que côtoie Léonor ne sont pour moi pas assez développés. J'aurais aimé pouvoir les découvrir plus en détails, car j'ai eu le sentiment en refermant le livre que l'auteur était resté trop en surface en ce qui les concernait. De plus, les caractères de chacun sont beaucoup trop disparates ou pour certains peu crédibles. Bien sûr cela peut s'expliquer par la sélection de prétendants pour la télévision et donc la recherche de personnes différentes les unes des autres. Néanmoins j'ai vraiment eu du mal à accrocher avec certains personnages qui me semblaient surfaits.
Il y a un personnage que j'ai cependant trouvé vraiment intéressant à découvrir : Sérena McBee, la méchante de l'histoire qui s'occupe de la chaîne Génésis. C'est un personnage bien entendu affreux et horripilant, mais son caractère est vraiment bien développé et on prend plaisir à observer sa façon de se comporter.

Dans Phobos, le lecteur en sait plus que tous le monde. On assiste à ce qui va se passer, impuissant. On se demande ainsi comment les événements vont évoluer. En cela, l'intrigue est très bien faite ; cela donne du suspense à l'histoire et la rend addictive.
En lisant Phobos, on s'en veut aussi énormément, car le lecteur se retrouve dans la même situation que les spectateurs de la chaîne Génésis. En effet, on assiste aux speed dating avec avidité, et on en redemande malgré l'aversion que l'on éprouve pour le concept de l'émission. Le lecteur devient ainsi en quelque sorte un voyeur.
L'histoire est donc très prenante et addictive ! J'ai dévoré ce roman en deux jours. De plus les idées de l'auteur sont intéressantes et le concept très bien trouvé ! L'émission de télévision inventée par Victor Dixen est bien développée et est totalement crédible !


La narration est originale car on va lire différents points de vue intitulés « Champ », « Contre-champ », « Hors champ », … et qui donnent au livre un aspect très cinématographique. Ces différentes parties correspondent aux points de vue de Léonor, des spectateurs, de la chaîne Génésis, des responsables de la chaîne, etc. J'ai eu une petite préférence pour les chapitres vus du point de vue de Léonor ou de la chaîne Génésis (eh oui, comme je vous le disais, on se transforme en véritable spectateur de l'émission, qui veut toujours savoir ce qui se passe dans le vaisseau).
L'auteur utilise le présent de l'indicatif pour raconter son histoire. C'est personnellement un temps que je n'apprécie pas particulièrement dans les romans surtout quand il est utilisé à la troisième personne du singulier ; ce qui est le cas dans certains chapitres de Phobos. Néanmoins, Victor Dixen a réussi à me faire oublier cela (ce qui est plutôt bon signe). 
 
En somme, j'en attendais trop de ce roman si bien que j'ai été très critique face au moindre détails durant ma lecture. Ainsi, j'ai notamment eu du mal avec les personnages (qui ont une place très importante puisque leurs rencontres, lors des speed dating, sont au cœur de l'histoire). Néanmoins l'intrigue est intéressante, l'histoire addictive et l'idée de départ bien pensée : c'est un roman français digne des sagas américaines à succès (je ne vous cache pas que ça me fait plaisir de voir des auteurs français écrire désormais ce genre de roman). C'est donc un roman très agréable à lire que l'on dévore !


UNE LECTURE ADDICTIVE !


30 juin 2017

DES ROMANS POUR L'ÉTÉ ! #2

Peut-être êtes-vous déjà en vacances, peut-être le serez-vous bientôt ? Quoiqu'il en soit c'est l'été ! Et en été, on a souvent envie de lectures légères, estivales ou bien de lectures que l'on ne peut plus lâcher. Je vous retrouve donc aujourd'hui pour un deuxième article « Des romans pour l'été », dans lequel je vous ai sélectionné des romans, qui selon moi sont parfaits pour l'été. 
 




NOUS LES MENTEURS – E. LOKHART 
 
Dans ce roman vous embarquez au côté de la famille Sinclair. Les Sinclair sont beaux, riches, sportifs. Cadence, comme chaque été, va passer ses vacances sur l'île privée de sa famille. Seulement, cette année quelque chose est différent.
Attention, je vous préviens ce roman est parfait pour l'été ! L'intrigue est fantastique : tout repose sur un mystère. Et quand ce mystère est dévoilé, vous vous prenez une sacrée claque ! Il ne vous reste alors que l'envie de relire ce roman une seconde fois ! Vous l'aurez compris c'est un roman que vous ne pouvez lâcher !
Si je ne vous ai toujours pas convaincu, sachez que ce roman se passe en plein été, dans un cadre idyllique ! Une île privée, la plage, les feux de camps, les virées en bateau, la famille, les cousins, les amis, la mer, les vagues, … quoi de mieux pour l'été ?

En somme, s'il y a un roman idéal pour l'été, c'est bien celui-ci ! L'ambiance est estivale, l'intrigue est fabuleuse et l'histoire est plus que prenante !




ICI ET MAINTENANT – ANN BRASHARES

Ce roman raconte l'histoire de Prenna, 17 ans, qui a immigré aux États-Unis ... depuis le futur. Elle et sa communauté doivent obéir à de nombreuses règles strictes. Personne ne doit savoir d'où ils viennent et qui ils sont. Seulement, quand Prenna rencontre Ethan, mentir devient difficile …
J'ai lu ce roman il y a quelques années déjà, mais je me souviens l'avoir dévoré. Ann Brashares utilise le thème du voyage dans le temps pour interroger le lecteur sur l'avenir de la planète. Le sujet choisi est ainsi intéressant et traité de façon simple et abordable (mais attention ne vous attendez pas à un roman réaliste sur les voyages dans le temps !). C'est une lecture qui se lit facilement, dans laquelle les actions s'enchaînent !

Ici et Maintenant est un roman qui convient parfaitement à l'été ! En effet, il se lit facilement et très rapidement. Les péripéties s'enchaînent dans un univers original et accessible.
Si vous voulez une lecture légère, sans prise de tête, un poil originale et avec une touche de romance, cette lecture est parfaite !



LA GLOIRE DE MON PÈRE – MARCEL PAGNOL

La gloire de mon père est un roman autobiographique dans lequel Marcel Pagnol nous confie ses souvenirs d'enfance. Nous partons avec lui en Provence, où sa famille va louer une maison de campagne pour l'été dans les collines. Nous découvrons ici la vie du jeune Marcel, ses jeux, ses pensées et occupations. L'ambiance est estivale et les paysages dépeints magnifiques !
La plume de Marcel Pagnol est très belle et retranscrit à merveille les pensées d'un petit garçon. On prend un réel plaisir à suivre les aventures du petit Marcel et à découvrir ce qu'était la vie au début du XX ème siècle.

Si vous voulez lire un classique cet été, celui-ci est parfait ! C'est une lecture agréable qui vous plonge dans la Provence et dans la vie d'un petit garçon durant les vacances d'été de 1904. En bref, c'est un roman très bien écrit, à l'ambiance estivale et au protagoniste sympathique.




DA VINCI CODE – DAN BROWN

Da Vinci Code est un roman que vous ne pourrez lâcher ... vous êtes prévenu !  
Robert Langdon est appelé une nuit d'urgence au Louvre. Jacques Saunière, le conservateur du musée a été retrouvé assassiné. A côté de lui, un mystérieux message codé que Langdon va devoir résoudre …
Ce roman est un véritable coup de cœur ! Malgré son nombre conséquent de pages, je l'ai lu en deux jours ! C'est un de ces rares romans que vous ne pourrez plus vous arrêter de lire et que vous lirez au bout de la nuit ! Vous l'aurez compris, ce roman est addictif... et pour cause : les actions et rebondissements s'enchaînent et le rythme est haletant. Dan Brown nous embarque dans une formidable quête et course poursuite qui pourrait bien renverser toutes les croyances …
L'intrigue est tellement bien menée que vous aurez l'impression de découvrir la réalité. Tout s'emboîte, tout concorde. L'auteur utilise l'art, l'histoire, les légendes et autres mystères pour nous conter cette folle aventure où se mêle histoire, trésor et énigme.

Si vous voulez lire un roman qui vous rendra accro cet été, Da Vinci Code est fait pour vous (et si vous ne voulez pas le lire cet été, lisez en hiver, au printemps ou en automne, mais lisez-le !). C'est un roman qu'on ne peut lâcher tant l'histoire est prenante, tant l'intrigue est fabuleuse et tant il y a du suspense. Dan Brown nous raconte avec brio une histoire si bien pensée, si bien documentée et si bien réfléchie, qu'elle prend des allures de réalité.
Je ne peux vous dire qu'une chose désormais : lisez ce roman !




HARRY POTTER – J.K ROWLING

Bon, on ne va pas se mentir si je mets ce roman dans cet article c'est pour convaincre les quelques personnes qui n'auraient toujours pas lu Harry Potter de le faire … enfin (car il n'est jamais trop tard).
Pourquoi lire Harry Potter en été ? Chez moi, c'est une sorte de tradition : je relie toujours un Harry Potter l'été. En effet, dans chaque tome, l'histoire commence en plein mois de juillet, pendant les grandes vacances. Et si vous aussi vous êtes en grande vacances c'est parfait car vous vivez au même rythme que le héros, puis vous suivez son année scolaire et c'est comme si en accéléré, vous vous projetiez sur votre propre future année (c'est très confus je vous l'accorde).
Outre le fait que chaque tome débute en juillet, il vous faut lire cette saga car elle vous plonge dans un univers magique et incroyable, aux côtés de personnages inoubliables, le tout avec un intrigue complexe qui tisse sa toile au fil des tomes et se révèle … faramineuse. Vous ne pourrez plus vous détacher de ce roman tant l'intrigue est prenante et l'univers difficile à quitter.

Il y a tous les ingrédients dont vous avez besoin pour l'été dans cette saga : du suspense, de l'action, de l'humour, de la magie, de l'amour, des rebondissements, … le tout débutant en plein été ! C'est une lecture que vous ne pourrez lâcher et qui vous fera vous évader …